Les assistants vocaux, Google Home : des recherches vocales et bien plus

Publié le : 17 janvier 2018

Il faut anticiper dès aujourd’hui les impacts des Google Home et autres assistants vocaux qui apparaissent. Ces nouvelles interfaces remplacent des usages bien établis et ils en feront naître de nouveaux. Il y a peu d’arguments pour soutenir que ces assistants n’auront pas le succès attendu par leurs promoteurs.

Le marché des assistants vocaux est en effet encore extrêmement restreint en France : il n’y a aujourd’hui que Google qui propose les déclinaisons de sa Google Home au grand public. Au-delà de nos frontières et principalement aux Etats-Unis, le panorama est très différent : les recherches vocales à partir des smartphones sont davantage entrées dans les habitudes, les appareils Echo et Alexa d’Amazon commencent à se répandre dans les foyers et la prochaine sortie du HomePod d’Apple en 2018 (annoncée en février aux Etats-Unis et au printemps en France) devrait accroître le nombre d’utilisateurs de ces nouvelles interfaces. Une chose est certaine, tous les utilisateurs s'accordent sur la maturité de la technologie, s'appuyant sur l'intelligence artificielle, ces assistants comprennent déjà très bien et apprennent avec leur propriétaire, qu'ils reconnaissent bien sur, et la communauté.

Google Assistant, embarqué dans les smartphones Android et installable sur IOS, est d’ailleurs un proche cousin de Google Home.

Google Assistant : Bonjour, comment puis-je vous aider ?
Google Assistant, assistant personnel intelligent présent sur de nombreux smartphones Android

Les assistants vocaux ne sont donc aujourd’hui pas très utilisés dans les smartphones mais l’arrivée des enceintes intelligentes pourrait bien changer les habitudes.

Le point de vue du web et la recherche vocale

Aujourd’hui, il existe peu d’outils destinés à maitriser son « audibilité », mais des solutions pourraient apparaitre rapidement. Des rapports liés à la recherche vocale ont par exemple été évoqués pour la future Google Search Console.

Nous sommes habitués à prendre notre smartphone en pleine conversation pour faire une recherche : « en quelle année … ? quelle est la distance entre … ? , ... ». Google a anticipé cette évolution des usages il y a quelques années. Un certain nombre d’évolutions majeures du moteur étaient directement liées à ces recherches « conversationnelles » : Des évolutions de l'algorithme de Google telles que Hummingbird et RankBrain, pour ne citer qu’elles, visaient notamment à améliorer la prise en charge des recherches en langage parlé.

Google a donc réformé petit à petit son fonctionnement et ses pages de résultats. Il propose dès que possible une réponse directe dans la page de résultats. Cela peut prendre des formes variées : Knowledge Graph, OneBox, Position zéro, People Also Ask, … Ces réponses directes ne sont pas toujours adaptées à une réponse vocale mais elles s’en rapprochent beaucoup.

Les règles de Google concernant la recherche vocale ne sont en effet pas celles qui régissent la recherche web (desktop ou mobile). Les différences s’expliquent facilement :

  • Une seule réponse possible en recherche vocale contre toute une page de résultats en recherche web
  • Une réponse vocale courte et informative pour répondre de façon satisfaisante à l’oral
  • Une mauvaise formulation, facilement décryptée à l’écrit, restera complètement obscure à l’oral.

Les mobiles ont fait apparaitre de nouveaux usages de la recherche en ligne : la proximité d’un lieu et la possibilité de faire une recherche ont par exemple engendré un grand nombre de recherches visant à connaitre la présence d’une boutique aux alentours ou ses horaires d’ouverture. L’apparition d’enceintes connectées dans les foyers voire les entreprises devrait donc développer de nouveaux usages de recherche. Ces nouvelles habitudes vocales pourraient bien s’étendre sur les mobiles, et sur d’autres terminaux qui n’existent pas encore.

Il y a donc une certaine porosité et quelques différences entre recherche web et recherche vocale. Les principales opportunités se situent dans les contenus proposés aux visiteurs, mais aussi et surtout dans les points de contact qui peuvent exister entre les utilisateurs et le dispositif dont vous disposez. Où et comment atteindre un utilisateur qui attend des réponses simples et précises à des questions posées à voix haute ?

Il s’agit là d’une révolution progressive qui devrait avoir un impact bien plus large que la recherche d’information via Google, notamment dans la façon de promouvoir un service et d'entrer en contact avec des utilisateurs.

Les autres usages et la mort du digital ?

Au-delà des recherches tapées dans Google posées à Google, les assistants vocaux vont permettre de remplacer des habitudes solidement ancrées. Commander l’éclairage à la voix ou lancer de la musique en préparant la cuisine est déjà possible pour les possesseurs de Google Home. Ces nouvelles interfaces n’en sont qu’à leur balbutiements, et le potentiel est immense.

Le champ d’application ne se résume pas à Google, Apple ou Amazon. En demandant "Ok Google, donne-moi le programme de ma journée", on obtient la météo, quelques actualités, mais aussi éventuellement des informations sur le trajet domicile travail, des rappels enregistrés, des éléments enregistrés dans l’agenda Google. Il est déjà possible de favoriser les interactions à partir d’une application ou d’un e-mail envoyé, et Google incite à étendre les dispositifs digitaux à travers tous les appareils. Il y a donc des opportunités pour trouver une place au sein même des assistants.

Il est également possible de créer des services pour les assistants vocaux.

Il y aura donc énormément de possibilités pour promouvoir une marque, un service ou une offre.

Conséquences sur la stratégie digitale

L’arrivée des assistants vocaux dans les foyers ne signe pas la fin du référencement ni la fin du digital.

Il s’agit d’une nouvelle interface, sans doute la plus singulière depuis l’avènement de l’ordinateur personnel. Les autres appareils - ordinateurs, tablettes, smartphones, TV, consoles – laisseront une place aux enceintes intelligentes, mais quelle place ?

Les succès commerciaux rencontrés par les assistants vocaux d’Amazon et Google aux Etats-Unis (1 américain sur 6 est déjà convaincu) ne laisse pas beaucoup de doute sur l’intérêt des utilisateurs. Il faut donc dès maintenant établir l’impact que ces enceintes et les assistants qui les animent pourraient avoir en termes de business et ne pas hésiter à préparer l’avenir. La technologie existe, elle est très performante, à nous d’inventer les services qui vont avec et le champ d’exploration est sans limite. Créer un assistant dans l’écosystème Google Home n’est pas hors de portée. Améliorer l’expérience utilisateur et la relation client sont des sujets que vous traitez tous les jours. Il ne s’agit donc « que » de s’adapter, améliorer son offre et étendre sa mise à disposition en se posant la question : ces assistants vocaux peuvent-ils servir ma stratégie digitale ?

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