
ChatGPT, Claude ou Gemini permettent de rédiger un article, d'analyser un rapport de campagne ou de créer un visuel en quelques minutes. De quoi se demander si faire appel à une agence de marketing digital a encore du sens aujourd'hui. Pourtant, si l'IA facilite de nombreuses tâches, elle ne remplace pas le recul et l'expérience nécessaires pour interpréter les résultats, définir les priorités et construire une stratégie adaptée à chaque entreprise.
Résumé de l’article
En quelques années, les IA génératives ont beaucoup élargi leur terrain de jeu. Selon les outils utilisés et les accès qui leur sont accordés, elles peuvent analyser des fichiers, écrire du code, créer des images ou travailler avec d'autres logiciels.
Elles interviennent ainsi dans la plupart des disciplines du marketing digital, y compris les plus récentes :
Bien sûr, ces tâches ne demandent pas toutes le même niveau de maîtrise. Certaines peuvent être réalisées directement dans une conversation avec ChatGPT ou Claude, tandis que d'autres demandent davantage de préparation : connecter des outils, organiser les données ou configurer des automatisations.
L'intérêt de l'IA ne se limite pas à obtenir un texte ou une image en quelques secondes. Elle permet aussi d'accélérer des tâches qui, mises bout à bout, occupent une bonne partie de la journée. Pour une veille concurrentielle, par exemple, elle peut aider à rassembler et à synthétiser des informations rapidement, laissant davantage de temps pour les analyser et en tirer des enseignements.
Les agents IA vont encore plus loin, puisqu'ils peuvent enchaîner plusieurs actions pour accomplir une tâche : rechercher des informations, consulter un outil connecté, analyser des données, puis préparer une synthèse. Les Skills, notamment disponibles dans Claude, permettent quant à eux de transmettre à l'IA une méthode de travail qu'elle pourra réutiliser pour des besoins similaires.
Attention toutefois : aller plus vite ne veut pas dire mieux faire. Une analyse bouclée en quelques minutes peut passer à côté de l'essentiel si les données de départ sont incomplètes ou mal interprétées. D'où l'importance de donner des consignes précises à l'IA et de vérifier ce qu'elle produit.
Une IA générative peut se tromper, et le faire avec beaucoup d'assurance : un chiffre inventé, une source qui n'existe pas, une information dépassée. Elle peut aussi proposer une recommandation logique en apparence, mais inadaptée à la situation de l'entreprise.
Prenons deux exemples. En SEO, une IA qui analyse un site peut recommander de supprimer les pages qui génèrent peu de trafic. Pourtant, ces pages jouent peut-être un rôle dans le parcours des visiteurs, contribuent aux conversions ou renforcent le maillage interne.
Sur Google Ads, elle peut repérer une campagne au coût par conversion très bas et conseiller d'en augmenter le budget. Un expert vérifiera d'abord ce qui est réellement compté comme conversion. S'il s'agit de simples clics sur un numéro de téléphone ou de conversions comptabilisées deux fois, suivre ce conseil reviendrait à investir davantage dans une campagne peu rentable.
L'IA travaille avec les informations qu'on lui transmet. Savoir lesquelles vérifier et quelles recommandations remettre en question, c'est justement ce que permet l'expérience.
Avant de choisir les actions à mener, il faut d'abord savoir ce que l'entreprise cherche à obtenir : gagner en notoriété, générer des demandes de devis, augmenter les ventes ou fidéliser ses clients. Car selon les objectifs et les difficultés rencontrées, les priorités ne seront pas les mêmes.
Un site qui attire beaucoup de visiteurs mais génère peu de contacts, par exemple, n'a pas forcément besoin de plus de trafic : retravailler ses pages de destination ou simplifier son parcours de conversion peut être bien plus efficace. À l'inverse, un site qui convertit bien mais qui manque de visibilité gagnera à renforcer son référencement naturel, sa présence dans les réponses des IA génératives (GEO) ou ses campagnes publicitaires.
L'expérience d'une agence comme SYNERWEB permet justement de faire ces choix, en tenant compte de la situation de chaque entreprise plutôt qu'en appliquant les mêmes recommandations à tous les sites.s. Elle sait aussi faire dialoguer les leviers entre eux : les enseignements d'une campagne Google Ads peuvent, par exemple, servir à orienter une stratégie SEO, tandis que l'analyse du comportement des visiteurs peut conduire à revoir certains contenus.
L'accompagnement d'une agence porte aussi sur les outils d'IA que l'entreprise utilise et sur les informations qu'elle peut leur transmettre. Informations commerciales, fichiers clients, résultats financiers : tout ne peut pas être confié sans précaution. La CNIL recommande notamment de vérifier si le fournisseur peut réutiliser les données fournies. Pour les usages impliquant des données personnelles ou des documents sensibles, elle considère généralement qu'une solution déployée en interne offre davantage de sécurité.
Plutôt que de choisir entre l'IA et une agence, mieux vaut les faire travailler ensemble : l'IA prend en charge une partie du travail préparatoire, tandis que l'agence apporte sa méthodologie, son expertise et assure le suivi des résultats. Concrètement, cette complémentarité prend différentes formes selon les domaines du marketing digital.
En SEO et GEO, l'IA peut aider à préparer des audits, à identifier les sujets à traiter, à analyser les questions que se posent les internautes ou à examiner la présence d'une marque dans les réponses de ChatGPT, Gemini et des Aperçus IA de Google. Le consultant confronte ensuite ces informations avec les performances du site, les attentes de la cible et les objectifs de l'entreprise pour construire un plan d'action : contenus à créer ou à enrichir, pages à optimiser, actions à mener pour améliorer la visibilité.
En Paid Media, que ce soit sur Google Ads, Meta Ads ou LinkedIn Ads, l'IA facilite la création de variantes publicitaires, l'analyse des performances ou encore la détection de tendances. Les plateformes publicitaires intègrent d'ailleurs elles-mêmes de plus en plus d'automatisation. Le rôle de l'expert est alors de cadrer ces outils : définir les bons objectifs de conversion, choisir les audiences et les messages à tester, évaluer la rentabilité réelle, décider des ajustements à apporter aux campagnes et veiller à ce que les annonces restent fidèles à l'image de la marque.
En web analytics, l'IA peut aider à explorer de grands volumes de données et à repérer plus vite une évolution inhabituelle. L'analyste vérifie ensuite la fiabilité des chiffres, cherche l'origine du phénomène et propose des actions correctives, en tenant compte des indicateurs qui comptent vraiment pour l'entreprise. Les données clients, elles, doivent être traitées dans le respect du RGPD.
Certaines entreprises disposent des compétences nécessaires pour gérer une partie de ces actions en interne avec l'IA. D'autres préféreront être accompagnées par une agence pour définir leur stratégie, coordonner plusieurs expertises, piloter leurs investissements et suivre leurs performances dans la durée. Dans les deux cas, l'IA fera gagner du temps, et l'expérience permettra de savoir où l'investir.